De responsable marketing à prof de yoga: gagner en sagesse, courage et force en changeant de carrière.

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Prendre la décision de quitter un job qui paie bien n’est pas chose facile, surtout si on a rien a reprocher au job en lui-même, si ce n’est de ne plus nous correspondre.

Quand je me suis réveillée du 31 août, ça n’était pas pour me rendre au travail. Fin de la routine. A la place, j’ai pris le chemin de l’aéroport pour m’envoler vers Berlin et participer à une formation de 27 jours pour devenir prof de yoga.

Ce matin-là était comme irréel. Je me sentais à la fois excitée et terrifiée. Ca faisait un moment déjà que j’envisageais un changement de carrière et voilà que l’idée devenait réalité. J’étais en route pour ma nouvelle vie et il n’était pas question de regarder dans le rétroviseur. J’avais donné ma démission et payé pour ma formation, prête à dire au revoir au rythme effréné des grandes corporations et d’ouvrir grand les bras à la magie du yoga.

Négocier ce virage à 180° a crée un vrai tourbillon physique et émotionnel mais avec le recul, je pense avoir appris 3 choses vraiment importantes.

Faire confiance à son instinct

Me lancer dans cette aventure n’aurait pas été possible sans l’amour de ma famille ni le soutien des mes proches mais c’est avant tout mon instinct qui m’a guidée. Pour une fois j’ai fait le choix de me fier à mon “gut feeling” plutôt qu’à ma logique rationnelle, et je m’en félicite.

J’ai bien sûr demandé conseil à des personnes bien pensantes et bienveillantes autour de moi mais pour ce qui est de la permission, c’est à moi seule que je l’ai demandée. On a tous une armée de petits sages qui siègent en nous et leur objectif est de nous guider vers le succès. Alors pourquoi ne pas les écouter et leur faire confiance… se faire confiance?

Avoir peur ou progresser, il faut choisir

Au cours des 10+ dernières années, ma vie était super confortable, bien rangée. J’étais plutôt du genre à jouer la prudence et ne pas prendre trop de risques. Et il n’y a pas de mal à ça, me direz-vous. A vrai dire, à force de ne pas se mettre en danger, explorer et affronter ses peurs, on finit par stagner. La peur, c’est le progrès en attente de s’exprimer (traduction “libre” d’une citation de Robin Sharma fear is progress waiting to happen).

Quant il s’agit de faire des progrès dans un nouveau domaine, la plus grande difficulté est d’arriver à se défaire de nos anciennes habitudes. Pendant longtemps j’ai essayé, par sécurité, de garder un pied dans un univers professionnel connu, avant de réaliser finalement que je sabotais les chances de m’épanouir dans une nouvelle aventure.

Forcer n’a rien avoir avec le fait d’être fort

No pain no gain (apprentissage par la douleur) a été mon adage favori pendant longtemps. J’étais convaincue qu’il fallait souffrir pour grandir, mais je me trompais. La vraie épiphanie de ma formation de yoga a été de comprendre qu’être fort, c’est en fait être capable de ne rien forcer.

Sur le mat, je continue à pratiquer avec intensité mais je ne laisse aucune place à la douleur. Quand je sens que je flirte avec mes limites, je fais appel à ma respiration pour m’aider à trouver du confort dans la pose. Dépasser mes limites n’est plus jamais à l’ordre du jour. Et c’est pareil dans la vie de tous les jours. Notre réserve d’énergie quotidienne n’est pas infinie alors plutôt que de la gaspiller en bataillant avec le passé, les autres, son ego, etc… mieux vaut se consacrer à nos vrais beaux et grands objectifs de vie. Ce sont eux qui nous font grandir, progresser et devenir plus fort(e).

« Parfois dans la vie on prend des risques. Rappelle-toi que le risque ne réside pas dans le fait d’aller d’un point à un autre. C’est simplement de te lancer et faire confiance à l’univers et te sentir soutenu dans ton ascension ». – Kristi Bowman